Merci de ta sollicitude

Il est des mots qui palpitent en mon cœur. Il est des assonances de mots qui amusent les enfants, solitude, sollicitude, solitaire, solidaire. Il est des mots qu’il faudrait laisser résonner comme on entend le son du gong qui se prolonge infiniment : sollicitude. C’est un mot qu’on aimerait prononcer plus souvent et ne pas oublier,Lire la suite « Merci de ta sollicitude »

Dans la simplicité du mystère

Quand on parle du mystère, le contresens est toujours au coin de la phrase. Non, le mystère n’est pas une énigme à résoudre par quelques esprits déliés, comme dans un roman d’Agatha Christie. Mystère de la vie, de la mort, saurons-nous apprivoiser le mystère ? Pourquoi cette crainte pour le mystère, comme une sourde inquiétude ?Lire la suite « Dans la simplicité du mystère »

Nos vies comme des oxymores

J’aime ce mot. Oxymore qui sonne comme l’onyx à la rondeur polie. Silence… retentissant, obscure… clarté, l’oxymore est la parfaite issue de secours à nos fausses évidences, bien plus que l’union de deux mots contraires.  J’aime cette douce… violence faite à la logique, l’alliance improbable d’un nom et d’un qualificatif que le bon sens voudrait opposer.Lire la suite « Nos vies comme des oxymores »

Grande dépendance

Alzheimer, maladies neurodégénératives, disent-ils. Tu as perdu la tête, disait-on autrefois. Tu es absente. Où est ton esprit quand tout se tait en toi ? Où plane ton âme ? Est-elle comme au commencement du monde, comme dans le texte de la Genèse : “Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide :Lire la suite « Grande dépendance »

Les ponts faiseurs de paix

Il faut aimer les ponts, pont de singe, petit pont de bois, pont roman ou pont glorieux, viaduc ou pont suspendu. À la différence du chemin bien terre à terre, de l’eau qu’il domine, le pont nous fait marcher dans l’air. Le pont comme enjambement et surpassement. Quiconque a circulé sur le viaduc de MillauLire la suite « Les ponts faiseurs de paix »

Sentiment océanique, saison 2. Au souffle de la fraternité.

Chers lecteurs de ce blog, sœurs et frères en humanité, je suis dans la joie de vous retrouver pour entamer la saison 2 de Sentiment océanique. Après quelques semaines de silence, je renoue avec nos rendez-vous réguliers en ce début d’année. Et, pour la saison 2 de ce blog, je souhaite vous proposer une réflexionLire la suite « Sentiment océanique, saison 2. Au souffle de la fraternité. »

À midi plein

Alors que nous venions de commenter l’expression “De midi à minuit“, tu nous interroges sur le bien et le mal. « Le bien peut-il exister sans le mal ? », demandes-tu comme dans une évidence qui induit déjà une réponse qui ferait du mal l’avers inévitable du bien. Immense question que toutes les civilisations se sont posée. Qu’est-ceLire la suite « À midi plein »

Ton empreinte éphémère et unique

Quand nous utilisons ce mot “empreinte“ de quoi s’agit-il ? D’une empreinte qui nous définit et qui est indélébile, empreinte digitale ou empreinte ADN, ou bien s’agit-il de l’empreinte fragile de nos pas sur le sable, vite recouverte et effacée par la marée ? Par-delà l’apparente opposition, c’est bien de la même réalité que nous parle l’empreinte.Lire la suite « Ton empreinte éphémère et unique »

Tous les midis du monde

Chacun voit midi à sa porte, dit l’adage populaire. Mais que voyons-nous depuis notre petite porte ? Nous voyons que nous nous privons de la vue du midi depuis la porte de l’autre, mon frère, mon inconnu, et des midis de tous les autres. Petit midi, ma petite porte d’où je crois tout voir et toutLire la suite « Tous les midis du monde »

Quand les ombres s’allongent

Quelles sont les plus belles heures du jour :  Le matin qui sort tout neuf de sa nuit ? le plein midi zénithal ? Le soir quand les ombres s’allongent ? J’aime le soir quand la lumière semble plus pleine de la journée accomplie. Et notre âge qui passe comme cette longue fin de journée, fin d’été où la chaleurLire la suite « Quand les ombres s’allongent »