La vraie question n’est peut-être pas celle de l’après. Maurice Zundel l’avait formulée avec une justesse désarmante : « le vrai problème n’est pas de savoir si nous vivrons après la mort, mais si nous serons vivants avant la mort. » La vie éternelle, c’est maintenant – non comme une durée sans fin, mais commeLire la suite « La vie éternelle, dès maintenant »
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Mon frère le canard de basse-cour
Dans Terre des hommes, Antoine de Saint-Exupéry écrit : « Quand passent les canards sauvages à l’époque des migrations, ils provoquent de curieuses marées sur les territoires qu’ils dominent. Les canards domestiques, comme attirés par le grand vol triangulaire, amorcent un bond inhabile. L’appel sauvage a réveillé en eux je ne sais quel vestige sauvage. Et voilàLire la suite « Mon frère le canard de basse-cour »
« Les voies sûres du silence »
« Il ne faut point parler, devant tout le monde, des choses importantes ou anciennes ; on ne le doit faire que par les voies sûres du silence. » Fénelon rapporte cette phrase qu’il attribue à Pindare[1]. J’aime cette formule qui peut surprendre car elle heurte notre temps, si prompt à tout dire, tout montrer, tout rendreLire la suite « « Les voies sûres du silence » »
Le beau d’abord
« Prenez soin du beau, et l’utile prendra soin de lui-même. »Goethe Nous avons pris l’habitude de commencer par l’utile. Il faut que cela serve, que cela fonctionne, que cela produise. Alors seulement, si le temps le permet,on ajoutera un peu de beau —comme une finition décorative, un luxe plus ou moins discret, une concession.Lire la suite « Le beau d’abord »
À la fois seuls et reliés
Le cheval qui disparaît au tournant du chemin ou l’avion qui décolle, emportant l’être aimé. Nous n’avons pas changé. Ce sont toujours les mêmes émotions, les mêmes craintes qui surgissent au moment de se séparer momentanément. Elles demeurent, quelles que soient les époques et les transformations mécaniques. Nous n’avons pas changé. Il suffit de faireLire la suite « À la fois seuls et reliés »
Dans la simplicité de l’œil
Savez-vous que les couleurs n’existent pas en dehors de l’œil qui les voit ? Rien de mystique dans cette affirmation mais une réalité physique : il n’y a dans notre monde que des longueurs d’onde. Il n’y a pas de rouge dans la rose. Il n’y a pas de bleu dans le ciel. Il n’y a, dansLire la suite « Dans la simplicité de l’œil »
D’un labyrinthe l’autre
Nos vies sont souvent comparées à un labyrinthe. Elles sont chahutées, traversées de détours imprévus, de virages brusques. On avance sans toujours comprendre le tracé. Mais tous les labyrinthes ne disent pas la même chose. Le labyrinthe crétois, celui de la mythologie grecque, est construit pour perdre. Dédale l’aurait conçu pour enfermer le Minotaure auLire la suite « D’un labyrinthe l’autre »
L’utile et l’important
Connaissez-vous l’histoire de l’infirmière australienne qui recueillait les derniers mots de patients mourants et leurs regrets ? J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une légende urbaine. Eh non, Bronnie Ware a bien existé. Infirmière en soins palliatifs, elle est devenue célèbre pour avoir recueilli les paroles de patients en fin de vie. Elle en a tiréLire la suite « L’utile et l’important »
Comme des fleurs
« Je me porte comme une fleur. » Curieuse expression. Elle semble célébrer la santé, l’éclat, la vigueur. On l’emploie pour dire qu’on va bien. Mais elle dit davantage, si l’on s’y arrête. Car rien n’est plus fragile qu’une fleur. Une fleur ne dure pas. Elle s’ouvre, elle tremble, elle s’offre — et déjà elleLire la suite « Comme des fleurs »
Les deux mains
Toujours deux mains. La main qui donne et la main qui reçoit. La main qui s’abaisse vers la terre et celle qui s’ouvre vers le ciel. Dans les tableaux de la Renaissance, rien n’est laissé au hasard. Dans la célèbre cène, le Christ de Léonard pose la main droite sur la table, comme pour bénirLire la suite « Les deux mains »
