L’œil du cœur grand ouvert

Ouvrir l’œil du cœur, c’est ne plus voir à courte vue en se limitant à ce qui apparaît, à ce qui ne nous est qu’apparent. Ouvrir cet œil du cœur, grand, l’ouvrir toujours, l’entraîner sans cesse à élargir le regard dans la clairvoyance du mystère de mes frères, de la vie qui jaillit, de laLire la suite « L’œil du cœur grand ouvert »

Traduire, c’est trahir. Pas si sûr !

Connais-tu cette statue de Moïse par Michel-Ange où le prophète est affublé de deux cornes en haut du front ? Cette sculpture qu’on peut voir encore à Rome dans l’église Saint-Pierre-aux-liens ne cesse de nous étonner mais pour les contemporains de Michel-Ange, elle n’avait rien d’incongru. C’était la fidèle transposition dans le marbre du texte de laLire la suite « Traduire, c’est trahir. Pas si sûr ! »

L’art de la nuance

As-tu jamais ouvert un nuancier ? C’est ce jeu de cartes qui, à partir des trois couleurs primaires, présente une gamme, une infinie palette de couleurs qui nous ouvrent à la richesse, à la fécondité du réel qu’on a oublié de voir et contempler. Intensité ou légèreté, luminosité ou obscurité, chaleur ou froideur des couleurs quiLire la suite « L’art de la nuance »

Fraternels veilleurs

La fraternité comme un travail. Si elle n’est pas en éveil, la fraternité affichée n’est qu’une posture, voire une imposture. Et ce travail n’est pas activisme. Le veilleur n’est-il pas au travail ? Apparemment, le veilleur ne fait rien. Il maintient. Comme l’homme de quart sur le bateau, comme le permanencier du centre de secours. AutantLire la suite « Fraternels veilleurs »

Esprit d’escalier

Monter, toujours monter. Pour aller où ? Pour s’élever, dominer. Vertige et exaltation de l’escalier. Faut-il le grimper (quatre à quatre) comme sur une montagne quand on part à l’assaut des cimes, ou le gravir pesamment. Tout est affaire de degré, le beau mot originel qui désigne les marches de l’escalier. Alors, avançons degré par degré,Lire la suite « Esprit d’escalier »

Fraternelle mosaïque

Admire la mosaïque. Rien n’est plus parlant, plus éloquent, que la mosaïque. Chaque tesselle est unique mais ce petit morceau de pierre ou de céramique ne peut se révéler que dans l’ensemble de la mosaïque. Cela s’appelle fraternité. Pour en prendre conscience, il nous faut la distance de l’œil, accepter cet écart qui est siLire la suite « Fraternelle mosaïque »

Les vivants et les morts. Toujours.

Toujours te regarder. Toujours vous rencontrer, vous les vivants que je veux voir comme ils seront dans l’éternité de leur mort, à jamais sacrés, plus grands que leur apparence immédiate, et vous les morts que j’ai aimés qui sont dans ma vie infiniment présents. Vous les vivants et les morts, égal mystère de l’homme, monLire la suite « Les vivants et les morts. Toujours. »

Dans le noir du ciel

Tu regardes le bleu du ciel et tu contemples l’infini. Mais sais-tu bien qu’au-delà de notre atmosphère et des nuages moutonneux, le ciel est noir.  Ce ciel noir intersidéral n’est pas l’obscurité. Oublie tes vaines représentations, noir c’est noir et il y a de l’espoir. Tout est toujours plus beau que ce que tu croisLire la suite « Dans le noir du ciel »

La transmission de l’essentiel

La transmission est au cœur du mystère de la vie. La pandémie que nous avons vécue nous a méchamment enseigné dans notre chair ce que transmettre veut dire. Tout est transmission, même la feuille morte qui va se transformer en humus au pied de l’arbre et va le fertiliser, transmet la vie qui poussera aprèsLire la suite « La transmission de l’essentiel »