Connaître, comprendre et reconnaître

On voudrait tout connaître et on a souvent l’illusion de tout savoir, affirmations puériles qui ne sont que l’adhésion à des théories à l’apparence de vérités scientifiques, au demeurant fort utiles mais limitées. Cette connaissance se traduit le plus souvent en concepts qui resteront toujours insuffisants pour entrer dans la compréhension du réel. Aldous HuxleyLire la suite « Connaître, comprendre et reconnaître »

Disponible comme le surfeur

Comme le surfeur, je veux me rendre disponible à la vague. Chercher l’harmonie dans la vague, au-delà de mes peurs. Réalité de l’incertitude, réception de l’impermanence, offrande au surgissement de la vie. Surfer, c’est se couler dans une sorte de mystique sauvage, première, sans recours à l’intelligence raisonnante. Se laisser porter par la vague, marcherLire la suite « Disponible comme le surfeur »

À la barre de nos vies, prendre chaque jour le quart

Sur un bateau, le quart est cette fraction de temps pendant laquelle un marin est aux commandes et veille à la sécurité du navire. Jour et nuit, les hommes d’équipage se relaient à la barre pour surveiller la météo, éviter les abordages et conserver le cap. En anglais, le quart se dit “watch“, regarder, observer.Lire la suite « À la barre de nos vies, prendre chaque jour le quart »

Comme le galet poli par l’océan

Regarde bien le galet. As-tu observé la différence entre la pierre façonnée par le ciseau de l’homme et le galet poli par l’océan ? La première ne trouve sa beauté que dans l’assemblage qui fait la cathédrale, le second nous parle de beauté au singulier, quand on l’a retiré de la masse pour en contempler l’unicité.Lire la suite « Comme le galet poli par l’océan »

Besoin de tolérance et d’ajustement

Les charpentiers le savent bien : pour constituer une structure solide, tous les éléments doivent parfaitement s’ajuster mais ils ont besoin d’une tolérance qui permet à l’ensemble de rester vivant, pour ne pas casser et supporter toutes les contraintes. Les charpentiers comme les ingénieurs aéronautiques ont appris à allier l’emboitement, l’ajustement à la tolérance des matériaux.Lire la suite « Besoin de tolérance et d’ajustement »

Nous buvons tous à la même eau

Le monde et l’histoire du vivant, toute la vie dans un verre d’eau. Une immensité à admirer sans risquer de se noyer dans ce verre d’eau. Le grand cycle de l’eau toujours recommencé : évaporation, pluie, ruissellement et infiltration. Nul besoin de glose alchimique ou ésotérique pour comprendre cette merveille si simple. Seulement la contempler. PousséLire la suite « Nous buvons tous à la même eau »

Le lent tissage de nos vies

Sur le métier à tisser, le lissier ne voit que l’envers de la tapisserie en devenir. Ainsi en est-il de nos vies. Nous ne pouvons en comprendre le plan d’ensemble, en voir le dessin, en percevoir le dessein. Dans la trame de nos jours, tant de récits s’entrecroisent. Tout est rencontre et relation, progression dansLire la suite « Le lent tissage de nos vies »

À échelle humaine

La vie spirituelle ne doit pas nous divertir du souci de l’autre et des enjeux politiques de nos vies en société. La politique a mauvaise presse car elle s’est éloignée, désincarnée à force de slogans simplificateurs ou d’idéologies totalisantes. Je crois que la seule politique qui vaille est de revenir à échelle humaine, d’agir àLire la suite « À échelle humaine »

Libre comme le danseur

Je garde toujours par devers moi ces paroles du danseur chorégraphe Maurice Béjart que je relis régulièrement, comme une feuille de route vers la liberté : « Quand on me dit: « Qu’est-ce que la danse ? », je réponds : à l’échelon des gens qui ne savent pas, c’est se mettre debout et faire n’importe quoi ; àLire la suite « Libre comme le danseur »

Tant d’amarres qui nous retiennent

Le sentiment océanique, c’est la perception intime de la plénitude de l’infini auquel nous sommes liés. À l’image de l’immensité des flots. Oui, j’ai la nostalgie de l’océan. Tous, nous connaissons dans notre vie, nous avons connu des moments intenses d’éternité qui nous relie à l’universel. C’est du moins ce que je te souhaite. Peut-êtreLire la suite « Tant d’amarres qui nous retiennent »