« C’est quand on perd le chemin qu’on commence le chemin ». Abbaye Sainte-Foy de Conques dans l’Aveyron. En 1992, Pierre Soulages, en refait les vitraux. Il disait alors qu’il avait cherché à produire « une lumière métaphysique. Je voulais un verre qui isole de l’extérieur et en même temps un verre qui soit émetteur deLire la suite « Passer outre avec Soulages »
Archives de l’auteur : jdumonteilmecom
Les murs blancs de nos vies
N’aie pas peur d’élargir les marges, de faire de la place au vide dans ta vie. Pourquoi faudrait-il être comblé ? Cette épithète est un mot dangereux. On comble un trou, une faille. Dès lors, devons-nous être comblé ? La vie n’est pas faite pour le comblement. Seule la fosse dans laquelle on nous enterrera un jourLire la suite « Les murs blancs de nos vies »
Toujours curieux de toute beauté
Non, la curiosité n’est pas un vilain défaut, comme on le dit trop souvent aux enfants curieux qui veulent tout connaître du monde qui les entoure, tout comprendre, et se brûlent les doigts en les approchant de la flamme. La curiosité fonde l’expérience et l’expérience est le plus sûr accès à la connaissance. Oui, laLire la suite « Toujours curieux de toute beauté «
Dans la respiration universelle
Pour en finir avec le dualisme. Complémentaire, pas contraire ! La mort n’est pas le contraire de la vie, L’expire n’est pas le contraire de l’inspire. Tout s’inscrit dans l’infinie et permanente respiration qui donne le tempo de la Création. Tout se vit dans le rythme et l’harmonie qui produit l’universel dans l’unité. Ce qui alterneLire la suite « Dans la respiration universelle »
Gardiens libérateurs
« Suis-je le gardien de mon Frère ? » La question retentit et n’en finit pas de résonner à notre époque d’individualisme triomphant. Oui, je suis bien le gardien de mon frère si tant est que je reconnais pour tel mon semblable. Quand je te dis Frère, quand je te sais mon Frère en humanité, je te regardeLire la suite « Gardiens libérateurs »
L’icône et l’idole
Faut-il avoir peur des images ? J’aime l’icône, et souvent je voudrais qu’il me soit possible un jour d’écrire mes textes courts comme le peintre crée une icône. L’icône, une image, seulement une image qui tente d’être un reflet du divin, tout le contraire de l’idole. L’icône est toujours en recherche d’un langage universel qui résumeraitLire la suite « L’icône et l’idole »
Éloge du parvis
Le parvis, c’est le déjà là et le pas encore, un sas entre le profane et le sacré. Mais à la différence de la porte qui tourne sur ses gonds, porte « cardinale » qui nous fait passer subitement d’un espace à l’autre, le parvis suppose une démarche progressive, il est lui-même un espace quiLire la suite « Éloge du parvis »
Señorita
Fraternité avec tous les âges de la vie, la plus belle des fraternités. Je te regarde dans ta vieillesse et tu me fais comprendre, tu me donnes à voir ma propre vulnérabilité, notre destin commun, notre humanité partagée. Vieux, tu me dis ce que je ne connais pas encore. Écho aux mots de Victor Hugo :Lire la suite « Señorita »
Outre-horizon
Au-delà de l’horizon, au-delà de nos certitudes. Vivre cet au-delà. Savoir et reconnaître que la certitude première et ultime, c’est cette réalité d’outre-horizon que nous ne voyons pas. Bonne nouvelle. Rien d’effrayant. N’aie pas peur de ce que tu ne vois pas. Comme l’aveugle, développe tes autres sens pour t’orienter, écoute le chant secret duLire la suite « Outre-horizon »
Les mots que je n’ai pas dits
On ne devrait pas enfermer les mots. Les mots en cage sont des oiseaux prisonniers. Comment leur rendre la liberté. Puissance de l’allusion. Et tous ces mots que nous prononçons, tant de paroles définitives. Comment donner aux mots leur liberté ? Des mots que je te dis, qu’en entends-tu ? De tout ce que j’aurais voulu teLire la suite « Les mots que je n’ai pas dits »
