Apparition. Transition. Révélation. Juste en passant de l’aube à l’aurore. Tout est affaire de couleur, d’éclat. Pâleur de l’aube, fragilité. Splendeur de l’aurore, en force, or en fusion, comme dans l’apparition d’une plénitude promise, bientôt réalisée. L’aurore ne peut être que resplendissante, forcément resplendissante. L’aurore comme le jour donné, l’offertoire du jour nouveau qui appelleLire la suite « Que j’éveille l’aurore »
Archives de l’auteur : jdumonteilmecom
La fécondité plutôt que l’efficacité
Et si on remplaçait le mot « efficacité » par « fécondité » ? Tout changerait. L’efficacité a partie liée avec la production quand la fécondité nous parle de la vie. L’efficacité est un mot de notre époque productiviste, un terme pour manuel de management et école de commerce. L’efficacité est partout dans les courbes de rendement qui ignore leLire la suite « La fécondité plutôt que l’efficacité »
Sur le fil
Nos vies sur un fil, si fragile équilibre qui permet d’avancer. Force de bouger, nos vies sur le fil, juste au fil. Sensation de joie sous le soleil pur. Fier et tendre fildefériste. Nos vies balancées, remuées, chahutées. Ne pas tomber, tomber, se relever. Retour sur le fil. Reprendre le fil, croire au fil. CommeLire la suite « Sur le fil »
Sur les bords des fleuves de Babylone
En exil. Comme un manque, une absence. En exil de quoi ? D’un paradis perdu, d’une terre promise ? L’exil suppose un retour, au moins rêvé. Pas d’installation définitive. L’exilé ne plante pas d’arbres pour les générations futures. L’exilé se souvient. En exil de soi ? Peut-être faut-il accepter des exils volontaires, les espérer et les susciter pourLire la suite « Sur les bords des fleuves de Babylone »
Avec délicatesse
Rien de mièvre ni de mou dans la délicatesse. Il faut prendre ce mot au sérieux comme on prend un oiseau dans le creux de la main et sentir ce qui palpite dans la fragilité de la vie, toucher sans forcer. Avec délicatesse : tout est affaire de tact, ne pas blesser, agir avec pudeur. Ce quiLire la suite « Avec délicatesse »
Avec toute ma sympathie
Empathie, sympathie, bienveillance. Des mots usés avant que d’être dits. Mots expatriés qu’il faudrait empêcher ou du moins retenir un instant avant de les prononcer. On les emploie aujourd’hui couramment, mots autrefois inusités dont on avait peut-être moins besoin parce qu’on les vivait. Peut-être l’attention à l’autre était-elle immédiate, naturelle pour qu’on n’ait pas besoinLire la suite « Avec toute ma sympathie »
Besoin de repos
Le repos comme un dessaisissement de soi-même. Comme le jardinier laisse reposer la terre pour qu’elle soit plus féconde, comme le pâtissier laisse reposer la pâte pour qu’elle lève mieux. Le temps du repos n’est pas un non-temps, c’est un temps de silence et de paix. Temps sacré du repos divin avec l’œuvre accomplie : «Lire la suite « Besoin de repos »
De quoi la dignité est-elle le nom ?
Ta dignité, ma dignité, notre dignité. Cette dignité que nous avons en partage. Ce bien inaliénable qui impose le respect, autant le respect que je te dois que celui que je me dois à moi-même. La dignité qui fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue. Dignité de celui qui a la force de seLire la suite « De quoi la dignité est-elle le nom ? »
Ceci n’est pas une chaise
Ils n’osent plus employer le mot Dieu quand ils parlent d’expérience spirituelle. C’est le dernier tabou. La représentation qu’ils se font de Dieu renvoie à des projections enfantines, des archaïsmes, des illusions, des discours religieux caduques, desséchés. Comment parler de Dieu ? Comment leur dire que Dieu, c’est le vrai réel, l’ultime réel, que ce n’estLire la suite « Ceci n’est pas une chaise »
Passage et passeurs
Nous sommes de passage, seulement de passage. Mais de passage en passage, nos vies deviennent d’imprévisibles courses de haie, faites autant de franchissements que d’affranchissements. Premier passage étroit de la naissance, porte basse, puis passages glorieux de toute mer rouge. La vie comme une libération, une épuration. Vers quelle destination le passage ? Vers l’ultime retour,Lire la suite « Passage et passeurs »
