Ceci n’est pas une chaise

Ils n’osent plus employer le mot Dieu quand ils parlent d’expérience spirituelle. C’est le dernier tabou. La représentation qu’ils se font de Dieu renvoie à des projections enfantines, des archaïsmes, des illusions, des discours religieux caduques, desséchés. Comment parler de Dieu ? Comment leur dire que Dieu, c’est le vrai réel, l’ultime réel, que ce n’estLire la suite « Ceci n’est pas une chaise »

Passage et passeurs

Nous sommes de passage, seulement de passage. Mais de passage en passage, nos vies deviennent d’imprévisibles courses de haie, faites autant de franchissements que d’affranchissements. Premier passage étroit de la naissance, porte basse, puis passages glorieux de toute mer rouge. La vie comme une libération, une épuration. Vers quelle destination le passage ? Vers l’ultime retour,Lire la suite « Passage et passeurs »

La tolérance, charpente de la paix

Pauvre tolérance qui, en France, n’aurait la qualité que de demi-vertu. La tolérance comme un fardeau, un pis-aller, toujours octroyée à celui que l’on tolèrerait sans vraiment l’accepter. Comme une violence faite d’abord à soi-même, un renoncement à nos propres jugements, une amputation, pour s’achever et se vautrer dans un lâche relativisme ou une confortableLire la suite « La tolérance, charpente de la paix »

L’urgence et l’essentiel

Pourquoi cet impératif d’agir au plus vite, sans attendre ? Rien n’est urgent sauf le secours au prochain dans la détresse, au frère à secourir. En dehors de cela, rien n’est urgent sauf à dire qu’il est urgent de vivre pleinement le présent, sereinement. Car c’est bien notre rapport au temps, à la vie, àLire la suite « L’urgence et l’essentiel »

La fidélité comme la quille du bateau

Fidélité, foi et confiance. Ces trois mots disent la même chose, peut-être en la conjuguant à des temps différents : confiance, au futur, comme un pari sur l’avenir ; fidélité, au passé, comme la mémoire et le maintien ; foi, au présent, et à tous les temps, car vivre c’est avoir foi, foi en la vie, en soi-mêmeLire la suite « La fidélité comme la quille du bateau »

La peur ou l’amour

« Si la peur frappe à ta porte et que tu as le courage de l’ouvrir, tu t’apercevras qu’il n’y a personne ». J’aime ce ternaire. De même que l’obscurité n’est rien ou que l’ombre n’existe pas sans la lumière, la peur ne réalise rien. Choisis la lumière. Aime, aime la vie, choisis la vie. Courageusement, librement,Lire la suite « La peur ou l’amour »

Sur la brèche

La brèche dans la montagne, comme un passage, cette brèche de Roland qu’on dit ouverte dans la montagne pyrénéenne, par Durandal après Roncevaux. Brèche dans le temps de nos certitudes. Sans cesse chercher la brèche, toujours élargir l’horizon. Trouver une brèche et s’y glisser. Comme pour ouvrir le champ des possibles et partir à l’assautLire la suite « Sur la brèche »

Ose hésiter

Ne crains pas d’hésiter. Hésiter, non pas être pusillanime mais demeurer responsable, c’est-à-dire en capacité de répondre de ses actes. L’hésitation est aujourd’hui perçue comme une coupable faiblesse. Les mots s’usent et c’est le mauvais sort qu’on a fait à la notion de prudence, la première des vertus cardinales aux côtés de la justice, deLire la suite « Ose hésiter »

Presque-là, toujours sur le qui-vive

Le presque resté sur le seuil qui ne sera pas franchi.  Le presque de ce qu’on ne peut circonscrire ni enfermer dans les certitudes. L’insaisissable, l’entrevu. Le jamais atteint. Comme une trace, une nostalgie d’un jadis absolu. Comme une espérance. Le presque comme des points de suspension. Trois points c’est tout. Quand il n’y auraitLire la suite « Presque-là, toujours sur le qui-vive »