Que dit de nous le désir d’une eau limpide, vivante comme une source de montagne ? Nous parle-t-il de notre besoin de désencombrement ou révèle-t-il nos peurs de la complexité ? Ce désir révèle le besoin de limpidité contre tout ce qui est trouble et altéré. Limpide comme une espérance ou bien comme un fantasme de pureté, enLire la suite « Cœurs limpides »
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Ordinaire que j’aime
L’ordinaire n’est pas le banal, un réel dégradé ou un service minimum de survie. Non, l’ordinaire, comme le nom l’indique, est ce qui se situe dans l’ordre des choses, le cours des jours, la simplicité de nos vies. Ce n’est même pas une humilité revendiquée, c’est notre juste place dans l’ordre de l’univers. Limpidité deLire la suite « Ordinaire que j’aime »
Imagine
Tant d’images qui peuplent notre imaginaire. Imaginer et se laisser embarquer vers une terre inconnue. Larguer les amarres, et voguer, simplement voguer, à partir de notre capacité d’infini. Ne rien faire, se laisser porter. Tout un univers de rêveries, comme on regarde le feu dans l’âtre, comme on contemple un paysage, comme on voudrait voirLire la suite « Imagine »
Ce qui nous touche
Des cinq sens, on célèbre souvent prioritairement la vue et l’ouïe. Pourtant, le toucher est le fondement de tous les autres sens, « l’essence du sensible » comme le disait déjà Thomas d’Aquin. Des animaux entendent, voient et sentent bien mieux que les humains, mais la sensibilité tactile est beaucoup plus développée chez les humains. Certaines victimesLire la suite « Ce qui nous touche »
La grande pitié des églises de France
L’arbre de la restauration réussie de Notre-Dame ne doit pas cacher la forêt de la misère des églises de France. La grande majorité des églises sont mal entretenues et surtout souffrent d’un entretien irrégulier. Le débat, voire la polémique, dans la France laïque du XXIe siècle n’oppose plus cléricaux et anticléricaux. Il porte sur lesLire la suite « La grande pitié des églises de France »
Que j’éveille l’aurore
Apparition. Transition. Révélation. Juste en passant de l’aube à l’aurore. Tout est affaire de couleur, d’éclat. Pâleur de l’aube, fragilité. Splendeur de l’aurore, en force, or en fusion, comme dans l’apparition d’une plénitude promise, bientôt réalisée. L’aurore ne peut être que resplendissante, forcément resplendissante. L’aurore comme le jour donné, l’offertoire du jour nouveau qui appelleLire la suite « Que j’éveille l’aurore »
La fécondité plutôt que l’efficacité
Et si on remplaçait le mot « efficacité » par « fécondité » ? Tout changerait. L’efficacité a partie liée avec la production quand la fécondité nous parle de la vie. L’efficacité est un mot de notre époque productiviste, un terme pour manuel de management et école de commerce. L’efficacité est partout dans les courbes de rendement qui ignore leLire la suite « La fécondité plutôt que l’efficacité »
Sur le fil
Nos vies sur un fil, si fragile équilibre qui permet d’avancer. Force de bouger, nos vies sur le fil, juste au fil. Sensation de joie sous le soleil pur. Fier et tendre fildefériste. Nos vies balancées, remuées, chahutées. Ne pas tomber, tomber, se relever. Retour sur le fil. Reprendre le fil, croire au fil. CommeLire la suite « Sur le fil »
Sur les bords des fleuves de Babylone
En exil. Comme un manque, une absence. En exil de quoi ? D’un paradis perdu, d’une terre promise ? L’exil suppose un retour, au moins rêvé. Pas d’installation définitive. L’exilé ne plante pas d’arbres pour les générations futures. L’exilé se souvient. En exil de soi ? Peut-être faut-il accepter des exils volontaires, les espérer et les susciter pourLire la suite « Sur les bords des fleuves de Babylone »
Avec délicatesse
Rien de mièvre ni de mou dans la délicatesse. Il faut prendre ce mot au sérieux comme on prend un oiseau dans le creux de la main et sentir ce qui palpite dans la fragilité de la vie, toucher sans forcer. Avec délicatesse : tout est affaire de tact, ne pas blesser, agir avec pudeur. Ce quiLire la suite « Avec délicatesse »
