Savez-vous que les couleurs n’existent pas en dehors de l’œil qui les voit ? Rien de mystique dans cette affirmation mais une réalité physique : il n’y a dans notre monde que des longueurs d’onde. Il n’y a pas de rouge dans la rose. Il n’y a pas de bleu dans le ciel. Il n’y a, dansLire la suite « Dans la simplicité de l’œil »
Archives de l’auteur : jdumonteilmecom
D’un labyrinthe l’autre
Nos vies sont souvent comparées à un labyrinthe. Elles sont chahutées, traversées de détours imprévus, de virages brusques. On avance sans toujours comprendre le tracé. Mais tous les labyrinthes ne disent pas la même chose. Le labyrinthe crétois, celui de la mythologie grecque, est construit pour perdre. Dédale l’aurait conçu pour enfermer le Minotaure auLire la suite « D’un labyrinthe l’autre »
L’utile et l’important
Connaissez-vous l’histoire de l’infirmière australienne qui recueillait les derniers mots de patients mourants et leurs regrets ? J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une légende urbaine. Eh non, Bronnie Ware a bien existé. Infirmière en soins palliatifs, elle est devenue célèbre pour avoir recueilli les paroles de patients en fin de vie. Elle en a tiréLire la suite « L’utile et l’important »
Comme des fleurs
« Je me porte comme une fleur. » Curieuse expression. Elle semble célébrer la santé, l’éclat, la vigueur. On l’emploie pour dire qu’on va bien. Mais elle dit davantage, si l’on s’y arrête. Car rien n’est plus fragile qu’une fleur. Une fleur ne dure pas. Elle s’ouvre, elle tremble, elle s’offre — et déjà elleLire la suite « Comme des fleurs »
Les deux mains
Toujours deux mains. La main qui donne et la main qui reçoit. La main qui s’abaisse vers la terre et celle qui s’ouvre vers le ciel. Dans les tableaux de la Renaissance, rien n’est laissé au hasard. Dans la célèbre cène, le Christ de Léonard pose la main droite sur la table, comme pour bénirLire la suite « Les deux mains »
Reprendre pied
Tout le monde glose sur l’intelligence artificielle. Mais avons-nous conscience que nous vivons déjà dans un monde artificiel ? Notre rapport à la lumière depuis l’irruption de la lumière électrique dans nos vies en est l’illustration parfaite. Finis la nuit naturelle et le rythme des saisons, la lumière artificielle a aboli la dimension cosmique deLire la suite « Reprendre pied »
À demeure
Carl Gustav Jung parlait de deux versants de la vie, comme on parlerait de deux pentes d’une même montagne. Il y a un temps pour gravir, pour s’affirmer, pour s’inscrire dans le monde, bâtir une œuvre, tenir un nom, porter un visage. Ce premier âge est nécessaire : il forge le moi, lui donne consistance, l’exposeLire la suite « À demeure »
Sans regret ni remords
Il y a deux sortes de regret.D’abord le regret des mille vies qu’on n’a pas eues, tant de carrefours où l’on a pris un embranchement plutôt qu’un autre. Regret éphémère car, en vieillissant, on prend conscience qu’il n’y a qu’une route de la vie, faite de choix, de hasard — de providence diront certains, deLire la suite « Sans regret ni remords »
Comme l’allumette dans le noir
Connaître,c’est allumer une allumette dans la nuit,qui éclaire un bref espaceet révèle l’immensité de la ténèbre. La connaissance est cheminement,compagne de l’expérience.Elle n’est pas le savoir. Le savoir qu’on accumulen’est qu’expertise, calculet non ce qui ouvre au mystère. Connaître, c’est pouvoir contempler l’inconnaissance :appréhender les limites,et par-delà désirer l’infini,l’absolu, l’ultime.Plénitude d’une connaissancejamais atteinte. S’approcher deLire la suite « Comme l’allumette dans le noir »
S’émerveiller… simplement s’émerveiller
Laisser l’univers advenir dans sa nudité première, comme à l’aube du regard.Ne rien forcer. Se tenir là, immobile, dans la fine lumière qui apparaît. S’émerveiller, c’est accueillir l’invisible.Non pas l’évasion d’un autre monde, mais l’irruption secrète du réel profond, celui qui murmure sous la surface des choses.C’est consentir à la beauté sans vouloir l’enfermer, laisserLire la suite « S’émerveiller… simplement s’émerveiller »
