Avec délicatesse

Rien de mièvre ni de mou dans la délicatesse. Il faut prendre ce mot au sérieux comme on prend un oiseau dans le creux de la main et sentir ce qui palpite dans la fragilité de la vie, toucher sans forcer.  Avec délicatesse : tout est affaire de tact, ne pas blesser, agir avec pudeur. Ce qui est délicat est sensible et mobilise tous nos sens.

C’est cela la délicatesse, le contraire de la cognée du bûcheron. Aucune crispation de peur, toujours la souplesse d’une paix d’harmonie. Il y a pourtant une force dans la délicatesse, c’est la force de l’amour. On ne tue pas avec délicatesse, on ne peut qu’aimer. 

La délicatesse est une légèreté qui ne s’exprime pas à la légère. C’est une légèreté attentionnée. Avec délicatesse. Action et contemplation. La délicatesse est une action née de la contemplation, qui en garde la trace et voudrait la prolonger ; et si parfois on est en délicatesse avec quelqu’un ou quelque chose, c’est qu’on n’a pas su en saisir le mystère. Mais tout reste encore possible, fragile porcelaine de nos vies. Aimer, seulement aimer. 

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