Avec toute ma sympathie

Empathie, sympathie, bienveillance. Des mots usés avant que d’être dits. Mots expatriés qu’il faudrait empêcher ou du moins retenir un instant avant de les prononcer. On les emploie aujourd’hui couramment, mots autrefois inusités dont on avait peut-être moins besoin parce qu’on les vivait. Peut-être l’attention à l’autre était-elle immédiate, naturelle pour qu’on n’ait pas besoinLire la suite « Avec toute ma sympathie »

Besoin de repos

Le repos comme un dessaisissement de soi-même. Comme le jardinier laisse reposer la terre pour qu’elle soit plus féconde, comme le pâtissier laisse reposer la pâte pour qu’elle lève mieux. Le temps du repos n’est pas un non-temps, c’est un temps de silence et de paix. Temps sacré du repos divin avec l’œuvre accomplie : «Lire la suite « Besoin de repos »

De quoi la dignité est-elle le nom ?

Ta dignité, ma dignité, notre dignité. Cette dignité que nous avons en partage. Ce bien inaliénable qui impose le respect, autant le respect que je te dois que celui que je me dois à moi-même. La dignité qui fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue. Dignité de celui qui a la force de seLire la suite « De quoi la dignité est-elle le nom ? »

Ceci n’est pas une chaise

Ils n’osent plus employer le mot Dieu quand ils parlent d’expérience spirituelle. C’est le dernier tabou. La représentation qu’ils se font de Dieu renvoie à des projections enfantines, des archaïsmes, des illusions, des discours religieux caduques, desséchés. Comment parler de Dieu ? Comment leur dire que Dieu, c’est le vrai réel, l’ultime réel, que ce n’estLire la suite « Ceci n’est pas une chaise »

Passage et passeurs

Nous sommes de passage, seulement de passage. Mais de passage en passage, nos vies deviennent d’imprévisibles courses de haie, faites autant de franchissements que d’affranchissements. Premier passage étroit de la naissance, porte basse, puis passages glorieux de toute mer rouge. La vie comme une libération, une épuration. Vers quelle destination le passage ? Vers l’ultime retour,Lire la suite « Passage et passeurs »

La tolérance, charpente de la paix

Pauvre tolérance qui, en France, n’aurait la qualité que de demi-vertu. La tolérance comme un fardeau, un pis-aller, toujours octroyée à celui que l’on tolèrerait sans vraiment l’accepter. Comme une violence faite d’abord à soi-même, un renoncement à nos propres jugements, une amputation, pour s’achever et se vautrer dans un lâche relativisme ou une confortableLire la suite « La tolérance, charpente de la paix »

L’urgence et l’essentiel

Pourquoi cet impératif d’agir au plus vite, sans attendre ? Rien n’est urgent sauf le secours au prochain dans la détresse, au frère à secourir. En dehors de cela, rien n’est urgent sauf à dire qu’il est urgent de vivre pleinement le présent, sereinement. Car c’est bien notre rapport au temps, à la vie, àLire la suite « L’urgence et l’essentiel »

La fidélité comme la quille du bateau

Fidélité, foi et confiance. Ces trois mots disent la même chose, peut-être en la conjuguant à des temps différents : confiance, au futur, comme un pari sur l’avenir ; fidélité, au passé, comme la mémoire et le maintien ; foi, au présent, et à tous les temps, car vivre c’est avoir foi, foi en la vie, en soi-mêmeLire la suite « La fidélité comme la quille du bateau »

La peur ou l’amour

« Si la peur frappe à ta porte et que tu as le courage de l’ouvrir, tu t’apercevras qu’il n’y a personne ». J’aime ce ternaire. De même que l’obscurité n’est rien ou que l’ombre n’existe pas sans la lumière, la peur ne réalise rien. Choisis la lumière. Aime, aime la vie, choisis la vie. Courageusement, librement,Lire la suite « La peur ou l’amour »