Nous, tout simplement

L’universalisme, c’est considérer qu’il n’y a pas « eux » et « nous ». Il y a « nous », tout simplement. Non pas un « nous » qui efface les différences, mais un « nous » assez vaste pour les accueillir. Dans la diversité des visages, des cultures, des croyances, du génie ou de la bêtise, reconnaître en chacun la même figure sacrée de l’humain.

Doux rêve utopique ? Peut-être. Mais surtout la seule manière d’être pleinement homme parmi les hommes. Non pas au-dessus, non pas à côté mais avec. Car l’universalisme n’est pas d’abord une idée. C’est une pratique. Une manière de regarder celui qui vient et d’avancer ensemble.

La fraternité nous conduit au même endroit. Elle aussi déplace les pronoms. Elle nous fait passer du « je » au « nous », sans jamais abolir le « tu ». Car c’est peut-être par toi que je découvre que nous existons. Toi, différent de moi. Toi, irréductible à moi. Toi qui portes, comme chacun de nous, quelque chose de sacré. Il n’y a plus eux et nous. Il y a nous. Tout simplement.

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