L’icône, seuil de lumière

Ne t’arrête pas aux images qui capturent.
Elles enferment la lumière,
elles promettent l’infini
et ne donnent qu’un contour.

Ne t’arrête pas aux idoles.
Elles rassurent, mais elles enferment.
Elles apaisent, mais elles endorment.
Elles éteignent le souffle qui cherche.

Cherche l’icône.
Elle respire.
Elle ne retient rien.
Elle laisse passer la lumière.

Fenêtre ouverte sur le ciel infini,
reflet d’un feu qui ne s’éteint pas,
murmure des constellations.
Elle ne retient rien,
elle appelle,
elle ouvre.

Chaque geste du peintre est offrande.
Le bois devient autel.
Le pigment, poussière d’étoile.
Le pinceau, encens qui s’élève.

Tout s’accorde au souffle immense
qui fait tourner la Terre
et danser les sphères.

Devant l’icône,
le silence grandit.
Le cœur se dépouille.
Le regard s’élargit.

Et la lumière venue d’ailleurs
descend en nous,
douce et brûlante,
comme l’aube
qui toujours
succède à la nuit.

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