Ordinaire que j’aime

L’ordinaire n’est pas le banal, un réel dégradé ou un service minimum de survie. Non, l’ordinaire, comme le nom l’indique, est ce qui se situe dans l’ordre des choses, le cours des jours, la simplicité de nos vies. Ce n’est même pas une humilité revendiquée, c’est notre juste place dans l’ordre de l’univers. Limpidité de l’ordinaire, de ce qui à l’ordre. 

Aime donc l’ordinaire, au-delà de ce mot usé, si routinier que l’on tente de lui échapper dans un extraordinaire fantasmé. La vie n’est pas un parc d’attraction où l’on recherche toujours plus de sensationnel quand on a perdu le goût de ce qui nous est proche. Simplicité occultée de cette proximité qui, seule, nous ouvre pourtant à l’universalité de notre humaine condition. As-tu oublié de vivre et de savourer le bel ordinaire de la vie ?  

Vivre le très sage ordinaire. Cueillir le jour, le recueillir sans cesse, cela n’a rien d’une vision étriquée de la vie. Simplement cueillir la plénitude et ne pas passer à côté de l’essentiel, du seul réel. Chaque matin du monde, tu peux en cueillir la rosée et entrer dans la contemplation de l’ordre cosmique, t’y inscrire et y savoir ta place. Sache seulement que cet ordinaire est infiniment plus grand que tout ce nous pouvons concevoir. Observe, aime et réjouis-toi.

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