Besoin de repos

Le repos comme un dessaisissement de soi-même. Comme le jardinier laisse reposer la terre pour qu’elle soit plus féconde, comme le pâtissier laisse reposer la pâte pour qu’elle lève mieux. Le temps du repos n’est pas un non-temps, c’est un temps de silence et de paix.

Temps sacré du repos divin avec l’œuvre accomplie : « Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour : il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait faite » (Genèse 2, 2-3).

Dans tout repos, il y a un avant et un après. Après et avant l’action. Le repos comme l’étape dans la marche des jours, dans le cheminement de nos vies. Il faut pouvoir poser le fardeau des peines et des joies. Bienvenue au bivouac du soir quand on délace ses chaussures de marche et qu’on se délasse en oubliant la fatigue. Car, paradoxe, le repos n’est pas un temps de sommeil, d’enfouissement, il va plutôt avec l’allègement. 

Le repos, à l’écart de l’agitation, des troubles et du tourbillon des pensées. Et nos vies comme une eau turbide qui décante et retrouve calme et pureté. Légèreté, paix et joie. Débrancher les prothèses numériques, ne rien faire, dépasser le stade de l’ennui. Goûter au repos : Heureux les enfants qui apprennent à s’ennuyer, ils sauront un jour se reposer.

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