Patience de l’éternel présent 

Tout, tout de suite.
C’est la loi de notre époque.
Mais certaines choses
ne naissent qu’au lent passage des jours :
comprendre,
aimer,
se laisser transformer.

Patience n’est pas inertie.
Elle est seuil et chemin.
Elle nous apprend
à habiter le temps,
non à le fuir,
non à le craindre.

Elle nous relie
aux pas des saisons,
à la musique des astres,
à l’intime battement de nos cœurs.

Par elle, le temps cesse d’être un juge.
Il devient compagnon.
Il devient l’espace d’une œuvre,
celle de nos métamorphoses.

Et si l’attente nous pèse,
écoutons cette promesse :

La patience envers les autres est charité.
La patience envers Dieu est foi.
La patience envers soi-même est espérance.

Alors le chemin s’ouvre.
Et le temps lui-même
nous porte sur l’océan infini.

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