Sublime, si loin, si proche

Sublime ! Pour décrire la beauté, nos mots seront-ils toujours insuffisants, trop petits, en retard au rendez-vous infiniment espéré avec la beauté ? Et pourtant on ne cesse de vouloir contempler cette beauté, l’atteindre dans sa splendeur qui est sublime jusqu’à tutoyer les étoiles. Jusqu’à la limite. Jusqu’à se substituer à toutes les actions, à les sublimer. 

Sub-lime (sous la limite), comme un en-dessous qui est déjà au-dessus. Un trop qui dit encore assez. Un lieu que l’intelligence réflexive ne peut atteindre. Un lieu où on ne peut que se projeter sans en connaître la réalité, au-delà de nos possibilités d’expression. Toucher au sublime, c’est envisager l’horizon de la fine pointe de l’âme. 

Accéder au sublime comme à une sorte de suprasensible, comme on parle des différentes couches de l’atmosphère. Pour le comprendre, on empruntera une métaphore aéronautique : le sublime est le contraire du rase-motte, c’est le haut vol, pas forcément de la voltige mais une altitude supérieure à toute mesquinerie. Là où on entrevoit la perfection dont la sagesse nous dit pourtant qu’elle n’est pas de ce monde. Là où le beau est la révélation sensible du bien, souverain. Alors, accéder au sublime, c’est déjà croire au ciel.

Un avis sur « Sublime, si loin, si proche »

  1. Merci pour vos lettres que je lis toujours avec attention, bonheur, joie au coeur, et infinie gratitude. Elles enchantent mon quotidien, c’est magique. Blandine.

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