Tant d’images qui peuplent notre imaginaire. Imaginer et se laisser embarquer vers une terre inconnue. Larguer les amarres, et voguer, simplement voguer, à partir de notre capacité d’infini. Ne rien faire, se laisser porter. Tout un univers de rêveries, comme on regarde le feu dans l’âtre, comme on contemple un paysage, comme on voudrait voir au-delà de l’horizon. Et lever les yeux. Ciel illimité.
Qu’est-ce qui est réel ? les apparences prosaïques ou l’imagination poétique ? Qu’est-ce qui est utile ? la frénésie digitale ou le silence de la main ? Qu’est-ce qui est aimable ? Seulement de vous imaginer heureux, vous qui êtes là, et de me souvenir de vous qui n’y êtes plus.
Légèreté, éther de l’imaginaire qui est le seul sensible. Imaginaire porté par l’amour premier qui peut transfigurer vos visages et le monde. Rien d’égotique ou de phantasmatique. Image ou reflet ; reflet de quoi ? Il y a deux façons d’utiliser le miroir : s’y mirer dans sa propre image ou l’orienter pour découvrir et contempler ce qu’on ne saurait voir directement. Besoin de miroir, jeu de miroirs infini qui laisse apparaître des images si fugaces qu’on n’ose à peine les reconnaître éternelles. Périscope d’une réalité entraperçue. Beauté révélée.
Illustration : Reflections © Daniel Forero
