Apparition. Transition. Révélation. Juste en passant de l’aube à l’aurore. Tout est affaire de couleur, d’éclat. Pâleur de l’aube, fragilité. Splendeur de l’aurore, en force, or en fusion, comme dans l’apparition d’une plénitude promise, bientôt réalisée. L’aurore ne peut être que resplendissante, forcément resplendissante. L’aurore comme le jour donné, l’offertoire du jour nouveau qui appelle la grâce, la reconnaissance. C’est un jour pour aimer.
Comme le veilleur attend l’aurore, chante le psaume. Quelle est donc la fonction du veilleur dans la nuit ? Seulement d’attendre la fin de la nuit, de surpasser l’obscurité. Le spectateur est étonné, bientôt comblé de l’immarcescible aurore aux doigts de rose, fille du matin, que chante Homère pour l’éternité des jours toujours renouvelés. C’est un jour pour aimer.
Dans le petit matin blême de la ville profane, dans la grisaille des empressements d’automate, n’oublie jamais les aurores que tu as connues. Dans le brouillard de tes jours, souviens-toi des aurores triomphantes. Et change le plomb en or. Que j’éveille l’aurore ! Là, est la vie. Aime la prochaine aurore. Tu le sais, toujours elle viendra et reviendra. C’est un jour pour aimer.
Bonne rentrée à tous
