De quoi la dignité est-elle le nom ?

Ta dignité, ma dignité, notre dignité. Cette dignité que nous avons en partage. Ce bien inaliénable qui impose le respect, autant le respect que je te dois que celui que je me dois à moi-même. La dignité qui fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue. Dignité de celui qui a la force de se tenir debout et égale dignité du plus vulnérable d’entre nous, de celui qui a rendu les armes et qui mérite la pitié, cette merci qui n’est pas l’apitoiement sentimental. 

Toutes les dignités, celle du héros qui se dresse contre la barbarie et celle, tout aussi élevée, de l’éxilé qui survit dans l’épaisseur des jours, dans l’ombre de la société, et continue à vouloir la vie meilleure. La dignité, qui fait que tout être humain est plus grand qu’il ne semble en apparence. La fraternité ne va pas sans la perception de la dignité.

Il faut oser parler de la dignité, comme il faut oser parler de l’honneur, toujours au singulier, pas au pluriel où les dignités sont réservées à des dignitaires qui en manquent trop souvent. Il ne faut pas avoir peur de ce mot, même si on ne le prononce pas sans gravité. Dignité de ceux qui refusent les servitudes volontaires et tout ce qui avilit. La dignité ne sera jamais un luxe, un accessoire et encore moins une vanité. C’est le courage de tenir droit contre tous les vents mauvais. C’est le mérite de celui qui a pour horizon ce qui est digne d’être rêvé et bon de vouloir réaliser. 

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